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La fenêtre du changement

« Changer n’est pas devenir quelqu’un d’autre, c’est reconnaître qui l’on est et l’accepter ». Hermann Hesse

CHANGER, ce verbe si fréquemment utilisé pour évoquer cette envie d’avoir autre chose à la place de ce que nous possédons déjà, de faire autrement de ce que nous faisons déjà ou enfin, d’être différents de ce que nous sommes déjà peut nous saisir à tout moment de notre existence de son expression la plus simple à son accomplissement le plus abouti.

Ainsi, nous sommes parfois tentés de changer d’avis, de voiture, de logement, de ville, de mari ou de femme, de mode de vie, de couleur de cheveux, d’amis, de tellement de choses à vrai dire…Sur son expression transitive, nous voulons aussi parfois changer notre entreprise, les membres de notre famille, les agissements de nos managers. Et sur un mode intransitif, changer signifie aussi devenir différent, autre c’est-à-dire évoluer, se transformer, se métamorphoser.

Chercher à savoir pourquoi nous voulons changer est sûrement intéressant, mais ce n’est pas ce qui va retenir mon attention ici. A partir du moment où nous souhaitons changer de quelque chose ou quelque chose, la première question que je vous adresse est au nom de quoi, pour quoi : quelle finalité poursuivons-nous ?

L’autre réflexion que je souhaite partager est de bien cerner ce qui est entre nos mains…Et c’est ainsi que la phrase de Gandhi « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » résonne ! Nous savons que nous faisons partie d’un grand tout, d’un système de relations qui dépasse bien-sûr notre propre petite personne et nous mettons parfois beaucoup d’énergie à vouloir changer ce qui est autour de nous, sans vraiment penser à notre propre évolution.

La conviction que je partage est que si nous changeons, nous impacterons le système, l’ensemble des parties prenantes autour de nous.

Mais alors, nous changer, nous transformer… oui mais…un nombre illimité de contraintes, de freins, de peurs émergent souvent immédiatement ! L’idée est de se concentrer sur les éléments qui dépendent de nous d’abord !

C’est ainsi que le premier pas vers de changement est bien de déterminer notre projet, le fameux QUOI ? Que voulons-nous changer ? Comment cela peut-il se décliner en objectifs nommés positivement, réalistes, atteignables, respectueux de notre propre écologie interne et qui sont entre nos mains.

Puis, s’ensuit nécessairement un cheminement interne pour accorder nos violons intérieurs, faire en sorte que nos réflexions intellectuelles, nos émotions et nos actions soient alignées !
Encore faut-il se rendre conscient que notre réalité se construit autour de ces trois piliers qui s’influencent les uns, les autres…Nos processus de pensées influent sur nos émotions qui déterminent nos comportements. Et cela peut marcher dans tous les sens…

Dès lors, une plongée dans notre être est nécessaire pour mieux nous connaître et ainsi évaluer nos ressources, nos points d’appui pour rendre ce changement désiré, possible et en accord avec nous-mêmes.

Ce point est fondamental, car si nous ne sommes pas alignés avec ce que nous sommes vraiment cela peut nous conduire vers l’IN-adaptation soit l’extinction de notre être ou à la SUR-adaptation qui mène inéluctablement à la perte de confiance en soi, voire d’estime de soi.

Mieux nous connaître, pour nous respecter et ainsi entamer notre évolution plus sereinement pourrait être un chemin ! Lorsque nous prenons ce chemin, certains d’entre nous se concentrent d’abord sur les freins, les peurs, les blocages possibles, les émotions difficiles, finalement tout ce qui va avoir raison de notre désir de changement et nous paralyser pour passer à l’action ! Et si nous regardions AUSSI ce sur quoi nous pouvons nous appuyer pour concrétiser notre évolution, ce sont nos ressources.

Je vous propose donc de regarder vos ressources, de les accepter et de les chérir pour les mettre en action au service de votre projet, de vos objectifs qui en découlent.

Vos valeurs :

Vos aspirations profondes, celles qui sont constantes et qui conduisent votre existence. Les valeurs structurent votre être, elles le nourrissent lui donnent l’énergie vitale. Les identifier, les hiérarchiser vous permet de faire les choix qui vous conviennent et de les incarner. Les conflits de valeurs sont souvent à l’origine de profonds malaises qui peuvent mener insidieusement à des stress profonds. Par ce que nous faisons, nous avons besoin de nourrir nos valeurs.

Votre vision du monde :

Votre système de valeurs déterminent la façon dont vous voyez le monde, le prisme de de votre réalité. C’est l’ensemble des représentations métaphysiques, physiques et sociales qui orientent votre action, que vous croyez justes. Votre vision du monde détermine la mission que vous voulez accomplir personnellement, professionnellement, socialement. C’est un socle fondamental qui nous appartient et qui conditionne largement notre vie.

Vos talents/dons :

C’est ce pourquoi vous êtes doués naturellement & authentiquement, que vous aimez être ou faire et qui vous donne de l’énergie, vous ressource.

Vos forces :

À force d’utiliser vos dons, vos talents, vous devenez performants ! Continuez de les exercer au maximum de manière différente pour les faire grandir, encore et encore. Les forces se distinguent parfois des compétences : ces dernières sont apprises et maîtrisées mais peuvent ne pas nous procurer de plaisir ou même nous couter en énergie.

Vos expériences positives :

De récentes recherches en psychologie positive suggèrent que nous vivons trois fois plus d’expériences positives que négatives dans notre vie quotidienne. Mais une tendance naturelle, appelée biais de négativité, peut nous conduire à concentrer notre attention sur les expériences mal vécues. Vous remémorer vos expériences positives, les analyser peut nourrir votre vitalité, votre optimisme et votre estime de soi. Ce sont des moments de vie acquis sur lesquels nous pouvons nous appuyer positivement quand nous démarrons une transformation. Elles permettent d’ancrer nos croyances positives, nos émotions positives hautement nécessaires quand nous vivons l’incertitude que procure le changement.

Vos besoins fondamentaux :

Identifier vos besoins dont la satisfaction est l’une des principales conditions de votre survie, de votre développement et aussi de votre émancipation est hautement recommandé en période de transformation pour être certains que dans le changement désiré ces derniers seront nourris. Nous sommes responsables de nos besoins, de les connaître de les faire savoir pour mieux nous respecter dans le cadre de nos envies et de nos limites.

Lorsque nous opérons un changement, nous souhaitons que la situation désirée nous apporte des bénéfices supérieurs à celle que nous vivons. Néanmoins, le chemin vers la transformation est rarement linéaire qu’elle soit légère ou profonde. Dans une version du changement très transformante que nous pourrions résumer ainsi « agir autrement pour un résultat différent », il semble fondamental de porter notre conscience sur ce que nous sommes profondément (valeurs, vision du monde, talents), de mobiliser nos expériences, nos croyances et nos émotions positives et de prendre en compte nos besoins intrinsèques. Ces ressources que nous avons tous nous permettront d’emprunter le chemin du changement avec plus de force et de sérénité.

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