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se reconnecter au vivant

Se reconnecter au vivant pour diriger autrement… Et vice versa

Avec l’épreuve du COVID, l’humanité, qui avançait à marche forcée, s’est retrouvée à l’arrêt forcé pour quelques semaines. Avec le confinement quasi généralisé, pour la première fois sans doute depuis au moins le néolithique, la majorité des humains a eu l’opportunité – et parfois l’a saisie – de faire un pas de côté, de descendre de la machine infernale momentanément en panne, et de regarder la route qu’elle était en train de prendre.

1. L’impossible retour en arrière

Pendant cette période, certains ont alors pu méditer sur l’absurdité de cette course vide de sens, soit sur un plan personnel, soit au niveau de la société toute entière. L’idée même de revenir en arrière, après le confinement, se faisait chaque jour plus inacceptable. Sous l’impulsion de penseurs comme Bruno Latour[1], des gestes barrières pour ne pas revenir aux fonctionnements d’avant étaient imaginés puis mis en place par ces personnes à titre individuel. Au niveau collectif, de nombreux mouvements se sont mis en place à large échelle, comme par exemple Le Jour d’Après[2]. De plus en plus d’humains ne veulent plus du modèle actuel et aspirent à un monde différent.

2. Un système déconnecté et déconnectant du vivant

Que rejettent-ils de ce système, plus précisément ? De quoi ont-ils désormais tant besoin ?

Beaucoup de critiques ont été formulées à l’encontre du système socio-politico-économique mondialisé depuis des décennies. Des bibliothèques entières décryptent en détails, que ce soit par l’entrée scientifique, politique, philosophique, ethnologique, anthropologique, sociologique ou artistique à quel point ce modèle est délétère. Le point commun de toutes ces flèches : ce système est mortifère. Il va à l’encontre des principes du vivant, et détruit à large échelle le vivant, à la fois en nous et dans notre maison la Terre. Au lieu de diminuer, comme l’urgence de la situation nous somme de le faire, la guerre contre le vivant s’amplifie. Elle croît à mesure que de nouveaux dangers apparaissent et nous renvoient à nos limites, faisant ressurgir nos peurs collectives de la nature sauvage, comme l’a si bien montré, il y a plusieurs décennies déjà, François Terrasson dans « La peur de la nature ».

3. Lorsque le système s’arrête, le vivant revient

La crise sanitaire actuelle, et derrière elle, la crise politique qu’elle met en exergue, nous fait prendre collectivement conscience à quel point de séparation ce système nous a menés. Un virus objectivement dangereux surgit et, par les mesures de protection qu’il nous fait prendre, sauve plus de vies qu’il n’en prend. En effet, des millions de personnes n’ont pas été tuées par la pollution et les accidents de la route ces deux derniers mois, pour quelques centaines de milliers de morts emportés par le COVID-19. Pendant que nous étions à l’arrêt, la vie a repris ses droits, que ce soit la faune sauvage, ou dans nos foyers et nos corps : nous avons retrouvé un rythme de vie sain, le goût du « flow », le temps de se reconnecter à l’intérieur, à ses valeurs, à ses besoins, à son corps et à ses émotions. Nous avons pris le temps de cuisiner des aliments sains, de créer, de passer du temps avec nos enfants, de jouer, d’être, de sentir. Pour certain.ne.s d’entre nous, c’était peut-être la première fois depuis bien longtemps. Nous avons arrêté de prendre nos voitures et d’envahir les montagnes pour nos loisirs. L’air est redevenu silencieux et respirable. Le ciel s’est lavé des trainées des avions, et les métiers qui comptent vraiment ont à nouveau été honorés à leur juste valeur. Alors, où est la normalité ? Qui, après ce temps suspendu, aurait encore envie de parler de retour à la normale quand reprendre le rythme frénétique d’avant serait plutôt un retour à l’anormal ?

4. L’anthropocène, une crise majeure du vivant

La crise actuelle n’est qu’un entraînement. Un échauffement, une répétition générale avant la véritable crise qui a commencé et qui s’annonce pour les prochaines années : la crise systémique globale de l’anthropocène, où se combine un fabuleux cocktail composé d’éléments explosifs qui ont tous comme point commun d’être issus de ce système économique mondialisé qui a oublié de prendre soin des vivants : le dérèglement climatique plus fort et plus rapide que prévu, l’effondrement de la biodiversité, la pollution de tous les milieux, l’explosion des inégalités génératrice de migrations massives, de guerres, de famines et de terrorisme, la chute de l’espérance de vie à la naissance due aux polluants que nous absorbons depuis que notre état embryonnaire et « last but not least », la raréfaction des ressources (énergie, terres rares, minerais, eau potable, sols…).

Nous avons collectivement réussi à arrêter la machine pour un virus. Parviendrons-nous à l’arrêter à nouveau pour atténuer la vague qui se dresse juste devant nous ?

5. Notre responsabilité individuelle et notre pouvoir sur le monde

Il semblerait que de nombreux décideurs politiques, institutionnels et économiques, aient fait collectivement le choix de revenir à l’anormal, à la situation de course folle et aveugle vers l’effondrement qui était en marche juste avant la pause. Quelques petites adaptations ont été mises en place, en passant, mais elles vont dans le sens de cette guerre contre le vivant : plus de surveillance, plus d’autoritarisme, encore moins de libertés, encore plus d’injustices, plus de peurs.

Mais fondamentalement, le système n’a tiré aucune leçon de cette magnifique opportunité (en mandarin, crise signifie tout à la fois « danger » et « opportunité »). Nous repartons vers une trajectoire à +3°C minimum pour 2100. Nous repartons sur des choix d’exploitation animale qui généreront de nouveaux virus mutants dont nous ne saurons pas nous protéger. Dès les premiers jours de déconfinement consommés, nos parcs et nos jardins étaient à nouveaux taillés au cordeau.

Est-ce ce monde que nous voulons alors que nous avons collectivement goûté avec tous nos sens, le temps de quelques semaines, un autre monde ? Alors que nous venons de prendre un « bain de futur désirable » ?

Qui a envie de revenir en arrière ?

Bien sûr, le système actuel est extrêmement résilient et nos habitudes et nos peurs peuvent facilement nous faire oublier cette reconnexion au vivant que le confinement nous a fait vivre. Il peut être tentant, pour ne pas perdre son travail, ou pour ne pas être jugé comme trop rebel.le, de reprendre son activité d’avant, celle qui peut générer une contraction du vivant, soit en soi (rythme effréné), soit ailleurs (consommation de produits fabriqués dans des camps d’esclaves), soit plus tard (émissions de CO2). Il peut être tentant de continuer à diriger sa vie, ses équipes, sa collectivité ou son entreprise avec les fonctionnements d’avant, jusqu’au prochain burn out personnel ou collectif.

Mais après avoir goûté à l’alternative du ralentissement et du retour à l’être, même fugacement, ne sommes-nous pas encore plus qu’avant devant un choix ?

Il est de notre responsabilité d’être humain sur la terre d’assumer pleinement les conséquences de nos choix et en particulier du choix suivant, même s’il peut être difficile à faire. Dois-je continuer à protéger mon image et ma situation matérielle et sociale au risque de rester désaligné.e et coupé du vivant ? Il peut être tentant d’oublier ce désalignement parce qu’il est trop grand et que notre sentiment d’impuissance ou de culpabilité nous tétanise.

Ou bien dois-je prendre le risque de perdre cette image et cette situation (prendre le risque, mais sans forcément que cela arrive), et me réaligner peu à peu, avec douceur, avec mes valeurs ? Dans ce second cas, je vais alors commencer à construire un monde plus vivant pour moi et autour de moi, en m’inspirant des autres vivants, notamment de ce qu’ils ont à nous réapprendre sur la coopération, car l’immense majorité des relations entre les espèces (et au sein des espèces) sont des relations de coopération, contrairement à ce que nos lunettes nous ont fait croire pendant 4 siècles[3]. Et au final, fort de cette inspiration, je vais progressivement diriger autrement.

6. Diriger autrement, un programme pour accompagner sa propre transition

Diriger autrement ou mener différemment sa barque sur le chemin de la vie dans cette tempête qui s’annonce, est une transformation personnelle profonde qui demande une sacrée dose de courage.

Et cette transition ne peut pas se faire totalement seul.e. Ou disons pas avec autant de sécurité et de profondeur.

Vivre ce voyage vers vous, vers votre Mission de vie, vers les peurs qui vous empêchent de la réaliser, vers vos ressources intérieures qui vont vous permettre au final de prendre confiance et de vous jeter à l’eau, c’est un voyage du Héros qui a bien plus de chances de réussir au sein d’un groupe de pairs, et sous la supervision bienveillante de « guides de voyage intérieur » qui savent accompagner de telles transformations.

Le programme Diriger Autrement va vous permettre de vivre ce voyage exactement dans ces conditions.

Il va vous emmener au plus profond de vous-mêmes, et vous permettra de réactiver ce qu’il y a de plus vivant en vous, pour que cette pulsion de vie puisse bénéficier à tout votre entourage, aux générations futures et à vous-mêmes.

Il va vous permettre de répondre finement à la question « qui êtes-vous et qu’êtes-vous venus apporter ici de spécifique ? » Il vous permettra surtout de savoir comment mettre en musique votre couleur unique, au-delà de vos peurs, et au-delà de la durée de ce programme, en vous inspirant du vivant.

Alors, prêts à vous reconnecter au vivant, qu’il soit en vous ou tout autour de vous ?

[1] Bruno Latour : http://www.bruno-latour.fr/sites/default/files/downloads/P-202-AOC-03-20.pdf

[2] https://lejourdapres.parlement-ouvert.fr/

[3] Pable Servigne, Gauthier Chapelle : L’entraide, l’autre loi de la jungle

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Nous ne sommes pas nos pensées, nous avons des pensées ! 

1 Commentaire. En écrire un nouveau

  • Hâte d’y être !
    Merci Serge Mang-Joubert.
    Bravo Serensys de proposer un programme en pleine adéquation avec nos besoins.

    Répondre

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